On est revenu au Perou et en particulier à Arequipa. C'était sur notre chemin depuis le Chili et en plus c'est une ville où on s'était bien senti. Ça faisait de bonnes raisons d'y retourner. On a même repris la même chambre dans le même hostal que 6 mois plus tôt. On était pas perdu.
Dans la région d'Arequipa on avait déjà presque tout visité. Il nous restait plus que le canyon de cotahuasi, le plus profond du monde, plus éloigné d'Arequipa que le colca et donc beaucoup moins touristique (par exemple, il n'y a pas de ticket d'entrée à payer).
Premier arrêt: la ville de Cotahuasi (arrivée à 3 h du matin... on comprend pas les horaires de bus dans ce pays)
Dans le canyon il y a beaucoup à voir à condition de bien s'organiser: pour la plus part des destinations il n'y a qu'un mini van par jour, blindé. Il faut pas le rater et pas hésiter à jouer un peu des coudes pour pas se retrouver debout pendant 4 heures sur des pistes de montagnes... Ça secoue déjà assez quand on est assis.
On a eu un peu de temps avant de partir vers notre première destination. J'en ai profité pour me faire un petit rafraîchissement.
- Notre première destination a été Pampamarca, un village duquel on peut atteindre une superbe formation rocheuse.
On est arrivé à la tombé de la nuit et on a logé au dessus d'une petite échoppe dans un dortoir de fortune.
Spartiate mais propre. Il n'y a pas de resto à Pampamarca mais on nous a proposé d'accompagner une famille qui faisait cuire des patates et du maïs directement sur des braises au milieu d'un champ de maïs. On était une douzaine autour du foyer, éclairés par la lune: un italien, nous deux et deux familles avec leurs enfants. Moment mythique.
Le lendemain on est parti pour les 1000 m d'ascension jusqu'à la "forêt de pierre". Un endroit assez fou de roches en forme d'arbres et d'où on a une vue géniale sur le canyon.
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| la vue depuis la forêt |
- On est aussi allé voir la cascade de Sipia, pas aussi impressionnante que ce qu'on avait imaginé:
- Pour finir on a fait un tour jusqu'à Velinga un village tout prêt du point le plus profond du Canyon.
On a fait ça en bus, bien sur, et c'est surtout le trajet qui nous a fait kiffer. On a profité du paysage, discuté avec nos voisins, abhorré la musique (l'affreuse musique folklorique péruvienne, un supplice pour les oreilles) et trippé sur les arrêts de 30 min pour charger et décharger fruits, légumes, vins locaux (dans des bidons de 30 litres!)...
De retour à Arequipa on a refait le monastère de Santa Catalina mais de nuit cette fois (suivants les recommandations de Charlotte). Ambiance géniale: très peu de touristes, éclairage des chambres à la bougie, feu de bois dans les fours d'époques... On a adoré.
Prochaine étape: Puno.