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12 mars 2013

Vivre à Buenos Aires

Mise en bouche
En 20 jours à Buenos Aires dont pas mal de temps passé avec Alan et Belen - de vrai porteños - on a l'impression d'avoir eu un bon aperçu de la vie porteña. Bien sur on était en vacances, en été, et donc dans des conditions très favorables mais en tout cas on s'y est vraiment bien senti. C'est peut-être l'endroit où il y a le plus de chance qu'on tente de vivre.

Les amis / la famille
Buenos Aires est loin de la France ou même du Venezuela mais il y a tout ce qu'il faut en desserte aérienne. En plus:
- la soeur de Cristina va y étudier pendant 5 ans.
- Cristina a au moins 2 potes vénézueliens qui y vivent.
- On y a déjà un bon couple de pote.
C'est quand même difficile de faire plus favorable hors de l'hexagone ou du Venezuela.

Le climat
C'est moins bien que Rio... mais mieux que Paris (surtout pour l'ensoleillement):
- température moyenne du mois le plus chaud: 24,4 (Janvier) contre 18,4 en juillet pour Paris
- température moyenne du mois le plus froid: 10,9 (Juillet) contre 3,5 en Janvier à Paname
- ensoleillement annuelle: 2420 heures contre 1630 à Paris

Le cadre
Sur ce point on est un peu mitigé. Côté ville, rien à dire, on adore. Mais pour ce qui est des alentours on est un peu - comme à Paris - très loin des belles plages et de la montagne. 
Du coup c'est pas vraiment un point positif mais ça reste très correct.

Le boulot
Cristina a fait quelques recherches à Buenos Aires et elle a trouvé pas mal d'offres de travail qui correspondaient à son profil. En plus on nous a dit qu'il y avait du taf pour les ingénieurs. Ça sent plutôt bon de ce côté là (en tout cas pour Cristy).

Le visa
On a regardé un peu cette question et ça a l'air aussi simple que pour un étranger en France... On a eu l'expérience avec Cristina et c'est pas super sympa. Mais bon si on trouve un travail dans une entreprise qui veut bien faire les démarches et qu'on fait un tas de paperasse ça doit le faire.
La grosse bonne nouvelle c'est l'arrivée du Venezuela dans le Mercosur. Du coup Cristy devrait être exempté de tout ça.
Bref ça doit pouvoir le faire.

Le reste
Une inflation a près de 30%, un tout nouveau contrôle de change, des crises très régulières... L'Argentine n'est assurément pas le pays de la stabilité. A la fois si c'est ce qu'on recherche il faut pas aller en Am du Sud. Ça fait tout de même réfléchir.

Question sécurité (une question qui tient particulièrement à coeur à Cristina qui "n'est pas parti du Venezuela pour vivre la même chose ailleurs et sans sa famille") la ville de Buenos Aires est plutôt sûre pour une ville d'Amérique du Sud, à condition de rester dans le centre (il parait que la périphérie craint) et de faire un minimum gaf. Ça nous va assez.

Bon sinon en commençant à travailler on a le droit à 2 semaines de vacances annuelles... On a pas trop vu les salaires d'ingénieurs mais les salariés ne roulent pas sur l'or. Tout ça va pas nous aider à rentrer régulièrement à Paris ou Caracas... A creuser mais pas cool.

Conclusion
Si on veut s'installer en Am du Sud Buenos Aires semble la solution la plus viable. La ville n'a pas autant de charme que Rio (et ses plages!!) mais on parle la langue, on connaît plus de monde et ça reste un cadre très sympa.
Du coup on se dit que si il nous faut 3 mois pour que Cristy ait un visa pour revenir en France on pourrait les passer là-bas, chercher du travail et voir comment ça se passe. Si ça se passe bien, qui sait?

12 février 2013

Vivre à Rio

Mise en bouche
Après 6 mois de voyage Rio est la première ville où on se verrait bien vivre. Il faut dire que cette ville est superbe et mérite largement sa réputation. Pour le tourisme c'est un must. Et on a bien l'impression qu'y vivre doit aussi être particulièrement agréable.

Les amis / la famille
C'est à première vue un gros point faible vu que nos familes et nos potes vivent bien loin de Rio. Ceci dit:
- on connait quelques Cariocas vraiment cools et on partirait pas de zéro
- se faire des potes au Brésil semble pas trop difficile
- on se dit qu'on aurait pas trop de mal à convaincre des potes de venir nous voir pendant leurs vacances
Ça fait quand même quelques raisons de pas trop dramatiser ce point.

Le climat
Là bien sur c'est du très bon. Oui on a eu beaucoup de pluie lors de notre passage mais c'était vraiment pas de chance. C'est rare qu'il pleuve si longtemps. Voila quelques chiffres pour vous convaincre:

- température moyenne du mois le plus chaud: 26,6 (Février) contre 18,4 en juillet pour Paris
- température moyenne du mois le plus froid: 21,2 (Juillet) contre 3,5 en Janvier à Paname
- ensoleillement annuelle: 2080 heures contre 1630 à Paris

Le cadre
Là encore ça cartonne bien. La ville est belle, on y trouve tout ce qu'il faut en offre culturelle, le système de transport en commun est pas dégeu, on est à côté de la plage et de la moyenne montagne et en plus le rythme de vie a l'air beaucoup plus tranquille qu'à Paris. Je vois pas trop ce qu'on peut demander de mieux à une grande ville.

Le boulot
C'est une très grande ville et il y a probablement du taf dans à peu près tous les secteurs. En tout cas il y a de la grosse industrie (sidérurgie, pétrole...) qui devrait pouvoir correspondre à la formation de Cristina. Pour moi c'est peut-être plus compliqué même si Rosangela nous a parlé d'une nouvelle loi obligeant les collectivités à faire des plans d'urbanisme. Bon ça ressemble pas du tout à ce que j'ai fait à Paris mais ça correspond un peu à mon diplôme. A voir.
Mais encore faut-il chopper un visa et fluidifier notre portugais...

Le visa
Voilà un problème de taille: avoir un visa de travail au Brésil a l'air super difficile. En gros il faut être soit retraité, soit un investisseur avec un plan d'au moins 60 000 euros, soit être un chercheur de haut niveau. Ca correspond pas à notre profil et on se voit pas être clandestins. Bon la bonne nouvelle c'est qu'on a lu un article pendant qu'on était au Brésil qui disait qu'ils allaient modifier la loi pour s'ouvrir plus à l'immigration (ils parlaient de la multiplier par 10). Ça pourrait donc s'ouvrir de ce côté.

Le reste
Bah d'abord un truc assez essentiel: on parle pas portugais! Après 3 mois au Brésil on arrivait à avoir des conversations sans trop de problème mais probablement en parlant plus portugnol que portugais. Pour travailler ça va pas suffire (sans parler de la question de l'écrit). Il faudrait donc qu'on se fasse des cours intensifs de portugais avant de chercher du boulot. C'est un gros problème.

Sinon on a discuté de la question de l'insécurité avec Otavio et il était très rassurant. Selon lui, en gros, si tu te pointes pas dans une favela t'es tranquille. En tout cas on a jamais ressenti la moindre gêne pour se balader - y compris de nuit - pendant qu'on y était

Bon sinon (mais ça sera vrai à chaque fois) la sécurité sociale au sens large ou le code du travail sont bien moins cool qu'en France pour les salariés. Avoir moins de 5 semaines de vacances par exemple ça ferait tout drôle...

Conclusion
Ah, si Rio était hispanophone... Franchement à part ça et à condition qu'on trouve du travail c'est vraiment le top pour une grosse ville sud-américaine.
Si on décide finalement de s'installer sur ce continent (pour être franc c'est pour l'instant pas le plus probable) Rio est vraiment une solution attirante. Reste à voir si c'est viable.

16 août 2012

Vivre à Margarita?

Ce voyage est également l'occasion de se demander si on ne voudrait pas vivre ailleurs qu'à Paris et pourquoi pas en Amérique du Sud. On a donc décidé d'écrire un post argumenté sur chaque endroit qu'on traverse et dans lequel on se demande si on voudrait habiter.

Mise en bouche
Cristina étant Venezuelienne, il est logique de se poser la question de vivre au Venezuela. Une chose est sure, ça ne serait pas à Caracas. Pourtant c'est là qu'habitent la plupart de nos amis bolivariens. Mais cette ville est à notre avis invivable. Il faut prendre la voiture pour tout, il y a des bouchons tout le temps, tout le monde vit dans la peur, les salaires sont tels qu'on galérerait à louer un appart...
Par contre l'île de Margarita pourrait nous tenter.

Les amis
Évidemment le Venezuela est loin de la France mais pour l'Amérique du Sud c'est le plus proche. Pour Margarita il y a juste un petit changement à Caracas et les billets d'avion sont pas trop chères - surtout si on profite du prix en bolivars. C'est donc une des meilleures options pour espérer voir nos amis français et ma famille régulièrement.
Pour ce qui est des venezueliens, c'est bien sur très simple.
Rapport à la proximité avec nos proches, c'est donc une bonne solution.

Le climat
Si on part de France, c'est aussi pour avoir un meilleur climat. Et Margarita c'est chaud toute l'année, voir trop chaud. On y vit sous climatisation tout le temps. C'est pas génial. Même si pour aller a la plage c'est sympa qu'il fasse chaud. Quelques chiffres:
- température moyenne du mois le plus chaud: 28,2 (Octobre) contre 18,4 en juillet pour Paris
- température moyenne du mois le plus froid: 25,8 (Février) contre 3,5 en Janvier à Paname
- ensoleillement annuelle: on a pas trouvé pour Margarita mais c'est sûrement près de 2 fois plus qu'à Paris (1630 heures soit environ 4 heures 30 par jour)

Le cadre
Margarita c'est d'abord beaucoup de plages, certaines superbes, avec une eau chaude toute l'année. C'est bien cool à ce niveau là.
Pour ce qui est du cadre urbain, c'est moins notre truc. La voiture est reine et, comme souvent au Venezuela, la vie tourne beaucoup autour des centres commerciaux.
Donc côté nature top, côté urbain bof.

Le boulot
Le tourisme est Le secteur qui donne du travail à Margarita. C'est pas exactement ce qu'on faisait jusqu'ici mais on pourrait se laisser tenter. Reste que le secteur est semble-t-il bien bouché. En tout cas il faudrait créer notre propre business. Les salaires au Venezuela sont vraiment bas. Mais ça pourrait être une aventure qui nous intéresse.

Le visa
Cristina étant du pays, les choses sont assez simples.

Le reste
Margarita partage avec le reste du Venezuela quelques particularités désagréables:
- un vrai problème d'insécurité (même si c'est moins marqué qu'à Caracas - le Venezuela est le pays d´Amérique du Sud avec le plus haut taux de meurtres par habitant et le 3eme au monde). Alors même si on veut pas jouer les paranos, tout le monde au Venezuela connaît au moins une personne proche qui s'est déjà fait braquer. Le problème est réel et vraiment pesant dans la vie de tous les jours.
- comme dans beaucoup de pays d´Amérique du Sud la corruption est très présente. Quand on veut monter un business, ça refroidie.
- la sécurité sociale (au sens large) n'a rien à voir avec ce qu'on connaît en France. Il faut de l'argent pour être a l'abri du sort.
- la situation politique, sans rentrer dans les détails, n'est vraiment pas terrible.
Ça fait beaucoup.

Conclusion
Il y a sans doute trop de désagréments pour nous faire préférer Margarita a la France. Mais on ne sait jamais, on pourrait se laisser tenter par la vie à la plage près de certains de nos proches, au moins pour essayer.