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4 mai 2013

Bilan Argentine

On inclut dans les chiffres et la carte de ce bilan les semaines qu'on avait passées en Argentine en Aout.

Quelques chiffres:
- nombre de jours : 73
- distance parcourue: 10 500 km (dont environ 2000 en avion)
- dépenses par jour et par personne : 28,8 €
- nombre de photos prises: 3287


Carte du parcours:



Ce qu'on a préféré:
- La ville de Buenos Aires où on se verrait bien vivre
- passer des heures à admirer le glacier Perito Moreno et les blocs qui en tombent
- Les treks superbes autour de El Chalten
- Marcher sur le glacier Viedma
- Le point de vue sur la région des lacs à côté de Bariloche
- Les passionantes visites de vignobles et les dégustations qui vont avec autour de Mendoza
- L'écho dans le parc Talampaya
- L'accent argentin
- passer du temps avec des potes: Alan et Belen, la famille de Cristina, Anne-Laure et ses potes, Mariana, Queque et Charlotte

Ce qu'on a pas aimé:
- El Bolson, pseudo hippie et le gérent de l'hostal super imbu
- San Juan, sans intérêt
- Cordoba, survendu
- la longue maladie de Cristy sur la fin


Ce qu'on regrette:
- S'être tapé du sale temps dans les parcs près de San Juan...
- Ne pas avoir vu un spectacle de Tango ou assisté à une milonga
- Pas grand chose, l'Argentine nous a vraiment régalé

Nos meilleures rencontres:
- la famille de Belen
- les amis de Alan et Belen
- le vieux couple à Tigre, Inés et Julian
- Kym, l'australien végétarien au mode de vie bien tranquille
- les gens du barbeuc à El Bolson
- pas mal de gens dans notre hostal à Bariloche, ambiance sympa
- le couple germano-uruguayen de San Juan
- Thierry, un français vivant en Thailande avec qui on a passé une bonne soirée à Cordoba

Les missions: 
- Trouver la motivation pour repartir de Buenos Aires alors qu'on s'y sentait si bien
- enchainer autant de randos en si peu de temps à El chalten
- Faire l'aller-retour jusqu'au pied de l'Aconcagua le matin de Barça-PSG et n'avoir donc que 1h30 sur place pour 8 heures de bus. Pas moyen de ratter l'hymne de la CL.
- Trouver où dormir à la ville Perito Moreno

2 mai 2013

Cordoba et retour au Chili par Mendoza

Cordoba a été une sorte de traquenard pour nous. C'est un peu le genre d'endroit que le guide de voyage encense mais dans lequel tu comprends pas vraiment ce qui lui vaut ces recommandations...

On s'est installé dans un hostal avec très peu de luminosité (mais au jeune proprio particulièrement sympa) et Cristina a été malade ce qui nous y a bloqué plusieurs jours. Ambiance déprimante quoi.
On pouvait quand même visiter mais franchement, si la ville est probablement agréable à vivre, le tour est très très vite fait pour le touriste:

- quelques rues piétonnes



















- le "quartier jésuite"



















- la cathédrale




- un parc dont on a pas pris de photos

Bon on était peut-être de sale humeur ou fatigués mais franchement on a pas trouvé ça génial.

Dès que Cristina est allée un peu mieux on a donc repris la route direction le Chili avec halte à Mendoza pour finir de visiter sa région.

Le matin d'un Barça-PSG frustrant on est donc allé faire un tour au pied de l'Aconcagua, le toit des Amériques et plus haut sommet non himalayen du monde.

le réveil a été difficile...




C'était superbe même si le sommet est resté caché sous une saleté de nuage tout le temps. Mais aucun regret, ces paysages andins sont magnifiques.



















Le lendemain on est reparti en direction du Chili. S'en est fini de l'Argentine pour ce voyage. On aura vraiment adoré ce pays. On y revient en détail dans notre prochain post: bilan Argentine.

25 avril 2013

San Juan et la Vallée Fertile

On s'en était à peine rendu compte parce qu'on suivait Mariana et Queque les yeux fermés depuis plusieurs jours mais on était en pleine semaine sainte et il n'y avait plus de places nulle part pour dormir à Mendoza. Sans les réservations de nos guides vénézuéliennes on a donc un peu été obligé de partir sans avoir eu le temps de voir tout ce qu'on voulait.
On a trouvé de la place à San Juan, une ville au nord de Mendoza à l'intérêt très limité (c'est probablement pour ça qu'il y avait de la place). En fait, comme l'explique un musée en ville, San Juan était une superbe ville coloniale jusqu'à un tremblement de terre l'ayant dévasté en 1944. Maintenant c'est moche.

A part la visite de ce musée on a quand même fait une énième visite de bodega avec Dörthe et Sebastian (un couple germano-uruguayen) pendant laquelle un gros con a pété ma havaianas en marchant dessus. Par ailleurs avec une visite et dégustation gratuite il fallait s'y attendre... on nous a fait boire 2 verres de vins immondes. Bref pas génial.





Pour oublier tout ça on a profité un soir de la terrasse de l'hôtel et de la rencontre de quelques routards pour se faire une petite soirée sympatoche à déguster la bouteille de rhum que nous avaient offerte Mariana et Queque. Il a quand même fallu que je m'éclate dans les escaliers en descendant. J'ai eu mal au talon pendant 2 semaines.

Bon San Juan c'était nul. Charlotte nous a rejoint et on s'est vite échappés vers la zone intéressante de la région de San Juan: la vallée fertile et ses parcs naturels.

"Vallée fertile" c'est un peu une blague: c'est un endroit un poil moins désertique au milieu d'un désert. De là on peut visiter plusieurs parcs dont 2 très réputés: la vallée de la lune (ou parc Ischigualasto) et le parc Talampaya.

Entre le transport et les tickets d'entrée, les visites reviennent bien chères. Mais comme on était venu pour ça et qu'on en avait lu le plus grand bien on s'est inscrit pour aller visiter Ischigualasto le lendemain de notre arrivée.

Après une heure de mini-bus on arrive à l'entrée du  parc et là breaking news: il s'est mis à pleuvoir dans le parc ce qui oblige à en fermer les 3/4. C'est bien énervant parce que d'une part on se trouvait dans un désert où il ne pleut quasiment jamais, d'autre part on avait déjà payé le transport (cher...) et enfin on n'arrivait pas à joindre l'hostal pour savoir si on pouvait se faire rembourser au moins une partie en repartant tout de suite.
Après une longue réflexion on s'est décidé à faire le 1/4 du parc restant ouvert, évidemment pas la meilleure partie.

Le principe de la visite est assez original: toutes les heures une "caravane" de visiteurs part, chacun dans sa voiture en suivant un garde du parc. Tout le monde s'arrête en même temps au même endroit, sort de sa voiture et visite la "station" puis tout le monde remonte vers la station suivante. Malgré les conditions très désavantageuses il devait bien y avoir 30 voitures dans notre caravane.

Nous on a eu le droit qu'à 2 stations:

- le ver, un bloc rocheux à la forme de... ver




 - la vallée peinte, un point de vue sur une vallée aux multiples couleurs. Bien sur quand il fait moche les couleurs se voient moins...





Ça a donc était un gros et coûteux échec.

Le lendemain Charlotte devait nous quitter pour retourner à ses études. Petit problème: c'était aussi la fin de la semaine sainte pour tous les argentins et elle a pas réussi à avoir de place de bus. Plus exactement elle a passé des heures sur l'ordinateur de l'hostal à se battre avec la connexion internet dégueulasse à chercher des bus pour retourner à Rosario.
 Sans réussite.

Du coup le lendemain elle a eu la chance de partager ma passion du foot devant PSG-barça et le surlendemain elle était encore avec nous pour visiter Talampaya.

On a beaucoup hésité à y aller: ça coûtait encore plus cher et on flippait complètement de se taper à nouveau de la pluie. Mais bon, à quoi bon passer 3 jours à San Augustin del Valle fertil si c'est juste pour faire un quart de parc sous la bruine...

Et il faut bien dire que sur le trajet aller, sous un ciel de plus en plus couvert on faisait pas les fiers. Finalement le temps s'est éclairci et on s'est enfin gavé.

Cette fois la visite se faisait dans une camionnette du parc à une dizaine de personnes et on était plus tranquilles. La guide était pas géniale mais le site est assez spectaculaire et se suffit à lui-même:

A l'entrée du parc il y a des répliques de dinosaures dont les squelettes ont été trouvés dans cette vallée. Ca nous a permis de patienter en attendant la visite.



Dans le parc, à part le paysage de ouf il y a des animaux typiques de la vallée ainsi que des hiéroglyphes de plus de 4000 ans

 

Il y a aussi un truc assez génial: à un endroit devant une paroi à la forme de cheminée il y a un écho de dingue: après avoir crié on entend 3 échos super distinctement et à intervalle de 2 secondes. Autant vous dire que les grands enfants que nous sommes (encore plus sous l'influence de charlo) s'en sont donnés à coeur joie.








Après cette visite enfin réussie on a pu partir l'esprit un peu plus tranquille. Finalement Charlotte est même restée avec nous jusqu'à Cordoba, notre étape suivante d'où elle a pris le premier bus pour Rosario. En tout cas ça nous a fait bien plaisir de traîner avec elle tout ce temps. On s'est bien marrés ensemble.

20 avril 2013

Du vin, encore du vin et quelques visites: Santiago et Mendoza

A Santiago on a retrouvé Mariana, une cousine de Cristina, et Queque (prononcé "kéké"), une amie à elle. On a l'habitude de sortir avec elles à chaque fois qu'on rentre au Venezuela et de boire du vin. Ça tombe bien c'était aussi le gros de notre programme avec elles.

Elles avaient une seule semaine de vacances et avaient donc concocté un planning bien chargé. C'était marrant de les suivre, ça a bousculé un peu notre train train de voyageur au long cours, pour le meilleur mais aussi parfois pour le moins bien.

Par exemple le premier jour on a fait le bus touristique de Santiago. Le genre de truc hors de prix et sans grand intérêt qu'on retrouve dans toutes les villes et qu'on a l'habitude de fuir. Le bon côté c'est que maintenant on sait vraiment ce que c'est... et que ça ne sert effectivement à rien. On en a quand même profité pour faire quelques photos.









On a enchaîné sur des visites plus à notre goût:

- La Chascona, une des 3 maisons de Pablo Neruda. 


Pour ceux qui ne le connaissent pas c'est un poète chilien et un des écrivains latinos les plus connus. Il a même eu le droit à son prix Nobel de littérature en 71. Il a eu une vie bien chargée: écrivain, directeur de rédaction de journaux, ambassadeur du Chili dans de nombreux pays (y compris en France), député et candidat à l'élection présidentielle pour le parti communiste ou encore exilé politique sous Pinochet. 

A part ça il était "collectionneur de choses" (selon ces propres termes) et adorait la mer (même s'il soufrait du mal de mer et se définissait donc comme un marin de terre). Ces deux traits de caractère ont beaucoup influencé la façon dont il a construit et décoré ses maisons.

La chascona est ainsi à l'image d'un bateau avec ces fenêtres type hublot et nombreux meubles en bois rappelant ceux des navires. Et on y retrouve une multitude d'objets de toutes sortes: coquilles d'huîtres ou d'escargots, porcelaine, tableaux et meubles anciens...
Un des trucs marrants: tous les verres sont bleus ou verts parce qu'il disait que cela donnait un meilleur goût à l'eau.

Bon les photos étaient interdites à l'intérieur. Il faudra donc vous contenter de notre description et de ces quelques photos du jardin.






- Le Cerro San Cristobal: un mont en haut duquel on peut se hisser à bord d'un funiculaire et d'où on a une vue sur la ville et son smog...



















- Patio Bellavista: une petite place piétonne remplie de bars et de restaurants. On s'y est gavé de tapas et de bon vin (un carignan délicieux).





- Le centre Gabriela Mistral, un original et bel espace culturel 




- Une sorte de brocante qui a lieu tous les dimanche avec une ambiance autrement plus hippie qu'à El Bolson.




- Le Cerro Santa Lucía: un autre point de vu sur Santiago










- Un déjeuner au marché de Santiago: recommandé par les guides pour manger des fruits de mer mais grosse arnaque. La pire bouffe depuis le début du voyage. On a pas mangé la moitié de nos assiettes. C'était immonde. La plus grosse déception de Santiago. (Pour vous donner une idée du foutage de gueule: dans notre assiette de "fruits de mer frais et variés" on a eu, en plus d'autres trucs dégeus, du surimi!!!)

- Le centre-ville et ses bâtiments à l'ancienne.









- La visite de deux vignobles (accessibles en métro depuis la ville -  étonnant et pratique): Cousiño Macul y Aquitania. Les deux visites étaient bien intéressantes mais finissaient toutes deux sur des dégustations des vins les moins bons qu'ils produisent. C'est un peu con après nous avoir expliquer les différences de conception des meilleurs vins. Sans compter que les visites étaient pas données.






De Santiago on a traversé les Andes jusqu'à Mendoza, au coeur d'une autre grande région productrice de vin d'Amérique du Sud.

On y a eu le droit à une petite surprise de la part de la "travel planner" Queque: elle avait loué une 2CV!
Ca a fait de nous de grosses stars des routes de Mendoza: de nombreux inconnus venaient nous féliciter pour la voiture et nous klaxonnaient. En plus c'est vraiment marrant à conduire.

Notre deudeuche de compétition!

A Mendoza on a eu le plaisir d'intégrer une nouvelle venue dans le crew: ma cousine Charlotte (la soeur d'Adrien pour les malchanceux qui ne la connaissent pas). Elle est en échange universitaire en Argentine et se trouvait en vacances pour la semaine sainte. Elle a très vite été surnommée "Tcharlo" (avec accent tonique sur le "o") par les venezueliennes.

Tous les 5, à bord de notre deudeuche, on a multiplié les visites de vignobles: Tempus Alba, Cecchin, Cuvelier Los Andes et Salentein. A la fin on était pas loin de connaître par coeur les méthodes de fabrication du vin et les variantes d'un vin l'autre: passage en cuve d'acier puis passage éventuel en tonneaux de 6 à 24 mois, tonneaux en chêne français ou américain, ajout de levure artificielle ou pas...








Du coté argentin les visites sont gratuites mais pas moins intéressantes. On paye juste pour la dégustation et on peut choisir des dégustations plus ou moins luxueuses mais avec toujours au moins un verre de très bon vin. Franchement c'est bien bien plus stylé et ça nous a permit de déguster des vins vraiment excellents.







"Tcharlo" en train de faire genre ;)




Salud!
Ces 6 jours avec Mariana et Queque nous ont redonné un peu d'énergie à un moment où on commençait à fatiguer. C'était bien cool. 


On retrouve Tcharlo dans notre prochain post: la région de San Juan.