12 février 2013

Vivre à Rio

Mise en bouche
Après 6 mois de voyage Rio est la première ville où on se verrait bien vivre. Il faut dire que cette ville est superbe et mérite largement sa réputation. Pour le tourisme c'est un must. Et on a bien l'impression qu'y vivre doit aussi être particulièrement agréable.

Les amis / la famille
C'est à première vue un gros point faible vu que nos familes et nos potes vivent bien loin de Rio. Ceci dit:
- on connait quelques Cariocas vraiment cools et on partirait pas de zéro
- se faire des potes au Brésil semble pas trop difficile
- on se dit qu'on aurait pas trop de mal à convaincre des potes de venir nous voir pendant leurs vacances
Ça fait quand même quelques raisons de pas trop dramatiser ce point.

Le climat
Là bien sur c'est du très bon. Oui on a eu beaucoup de pluie lors de notre passage mais c'était vraiment pas de chance. C'est rare qu'il pleuve si longtemps. Voila quelques chiffres pour vous convaincre:

- température moyenne du mois le plus chaud: 26,6 (Février) contre 18,4 en juillet pour Paris
- température moyenne du mois le plus froid: 21,2 (Juillet) contre 3,5 en Janvier à Paname
- ensoleillement annuelle: 2080 heures contre 1630 à Paris

Le cadre
Là encore ça cartonne bien. La ville est belle, on y trouve tout ce qu'il faut en offre culturelle, le système de transport en commun est pas dégeu, on est à côté de la plage et de la moyenne montagne et en plus le rythme de vie a l'air beaucoup plus tranquille qu'à Paris. Je vois pas trop ce qu'on peut demander de mieux à une grande ville.

Le boulot
C'est une très grande ville et il y a probablement du taf dans à peu près tous les secteurs. En tout cas il y a de la grosse industrie (sidérurgie, pétrole...) qui devrait pouvoir correspondre à la formation de Cristina. Pour moi c'est peut-être plus compliqué même si Rosangela nous a parlé d'une nouvelle loi obligeant les collectivités à faire des plans d'urbanisme. Bon ça ressemble pas du tout à ce que j'ai fait à Paris mais ça correspond un peu à mon diplôme. A voir.
Mais encore faut-il chopper un visa et fluidifier notre portugais...

Le visa
Voilà un problème de taille: avoir un visa de travail au Brésil a l'air super difficile. En gros il faut être soit retraité, soit un investisseur avec un plan d'au moins 60 000 euros, soit être un chercheur de haut niveau. Ca correspond pas à notre profil et on se voit pas être clandestins. Bon la bonne nouvelle c'est qu'on a lu un article pendant qu'on était au Brésil qui disait qu'ils allaient modifier la loi pour s'ouvrir plus à l'immigration (ils parlaient de la multiplier par 10). Ça pourrait donc s'ouvrir de ce côté.

Le reste
Bah d'abord un truc assez essentiel: on parle pas portugais! Après 3 mois au Brésil on arrivait à avoir des conversations sans trop de problème mais probablement en parlant plus portugnol que portugais. Pour travailler ça va pas suffire (sans parler de la question de l'écrit). Il faudrait donc qu'on se fasse des cours intensifs de portugais avant de chercher du boulot. C'est un gros problème.

Sinon on a discuté de la question de l'insécurité avec Otavio et il était très rassurant. Selon lui, en gros, si tu te pointes pas dans une favela t'es tranquille. En tout cas on a jamais ressenti la moindre gêne pour se balader - y compris de nuit - pendant qu'on y était

Bon sinon (mais ça sera vrai à chaque fois) la sécurité sociale au sens large ou le code du travail sont bien moins cool qu'en France pour les salariés. Avoir moins de 5 semaines de vacances par exemple ça ferait tout drôle...

Conclusion
Ah, si Rio était hispanophone... Franchement à part ça et à condition qu'on trouve du travail c'est vraiment le top pour une grosse ville sud-américaine.
Si on décide finalement de s'installer sur ce continent (pour être franc c'est pour l'instant pas le plus probable) Rio est vraiment une solution attirante. Reste à voir si c'est viable.

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