26 août 2012

Posadas et les missions jesuites


Le premier jour à Posadas il a fait particulièrement moche. On devait visiter les ruines d'une mission jésuite en argentine mais sous la pluie ça nous a pas motivé. Du coup on a passé notre première journée glande du voyage. On en a profité pour écrire les premiers vrais posts de ce blog.

Le lendemain par contre on s'est levé de bonne heure et plein de motivations pour aller voir 2 ruines de missions jésuites au Paraguay.

Posadas est séparé de la ville paraguayenne d'Encarnacion par un simple pont, ça na devait pas être bien compliqué. Mais on a enchaîné les galères. D'abord quand notre bus est arrivé face au pont, une manifestation en bloquait l'accès. Le bus a donc du taper un détour par un chemin en terre pour accéder au fameux pont.

Comme à Iguazu, le bus n'a pas attendu pendant qu'on faisait tamponner nos passeports. Heureusement, malgré la manifestation le suivant est arrivé vite. Par contre à la frontière paraguayenne il a fallu attendre 45 min avant de voir arriver le bus suivant.

On pensait bêtement que le bus terminerait son parcours au terminal de bus d'Encarnacion puisqu'on l'avait pris au terminal de posadas. Grave erreur. Au bout de 30 minutes à faire le tour de la ville il n'y avait plus que nous dans le bus. Le chauffeur nous a gentillement expliqué qu'on avait raté la station et qu'il fallait qu'on descende pour prendre un autre bus pour le terminal.

On en a trouvé un qui a bien voulu accepter nos pesos argentin mais pas vraiment à un prix d'ami... Arrivé au terminal, pas de maison de change. Il a fallu marcher encore 30 minutes aller retour pour être en possession de guaranis (la monnaie locale) au terminal.
Là il y avait un tas de bus qui indiquait "missiones". Mais à chaque fois qu'on demandait au chauffeur s'il allait bien aux missions (on avait été échaudé, on ne voulait prendre aucun risque) on s'entendait répondre "lesquels?" Car il se trouve qu'il y a un tas de missions jésuites aux alentours d'Encarnacion. Bien entendu les dits bus n'allaient jamais là où on voulait mais en plus les mecs ne savaient pas nous indiquer où prendre le bon bus. D'ailleurs on avait du mal à se comprendre. Dans cette région les habitants parlent pour la plupart guarani plus qu'espagnol.

Finalement on a trouvé le fameux bus qui allait nous mener à la mission de Trinidad.

Que sont les missions jésuites?
Au XVIIè des jésuites ont créé un peu partout en Amérique du Sud des communautés pour évangéliser et civiliser les populations locales, en général dans des régions reculées. Dans la région de Posadas il y en a eu un tas.
Le principe est bien sur horrible mais il se trouve que cette pratique avaient de nombreux bons côtés, à commencer par protéger les guaranis qui se sont trouvés dans ces missions de l'esclavage que d'autres colons moins idéalistes souhaitaient leur faire subir. Ces communautés ont en outre permis à ces guaranis de connaître une certaine prospérité et de voir la mortalité baisser largement. Parait-il que la présence d'européens était minime dans les communautés, que les guaranis se gouvernaient eux-mêmes et que les prêtres n'ont jamais obligés les populations locales à apprendre l'espagnol. Une sorte de colonisation sympa ou au moins idéaliste.

Ça n'a d'ailleurs pas plu aux autorités locales qui ont interdits les jésuites au bout d'un siècle. Les missions ont alors été abandonnées.
Reste aujourd'hui des vestiges des constructions de ces communautés anarcho-catholiques :P

Et bien on a adoré. Les sites sont impressionnant, on était presque seuls, toutes les personnes qu'on a croisé étaient adorables. Un vrai coup de coeur. On en est venu a regretter de pas rester plus au Paraguay.

Pour ceux qui l'attendait à Curitiba: "Frères... nous sommes ici..."
  

  


  






Le retour a été aussi sportif que l'aller. La manif argentine bloquait vraiment le pont aux véhicules et ne les laissait passer qu'au compte-goutte. Du coup embouteillages monstres, peu de bus, bus bondé... A tel point qu'on a pas pu descendre à la frontière paraguayenne. On a pas de tampons de sortie. Arrivé a la frontière argentine, une fois nos passeports tamponnés, on nous a dit qu'il n'y avait plus de bus et qu'il fallait terminer à pied. Ça nous a pris près d'une heure, de nuit. On regrette pas, les missions paraguayennes, ça cartonne.












2 commentaires:

  1. mais c'est qu'il est intéressant, ce post! par contre vous n'avez pas fait une fiche pour savoir si vous pourriez vivre dans les ruines?

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    1. je crois pas trop.... tu as vu comment c'est galère d'y aller? du coup la rubrique "proximité avec famille et amis" n'est pas top ;)

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