A mi-chemin entre Manaus et l'embouchure de l'Amazone se trouve un véritable paradis: la région de Santarem. Pour y être déjà passé il y a quelques années (big up à Ugo, Tatai et Jibeooo), je savais que ça valait le coup d'y rester un bout de temps. Avec ce tour d'un an on a le temps de squatter dans des endroits reculés sans être pressés comme dans des vacances de 3 semaines. Ça fait parti des gros avantages. Du coup on était parti pour rester une semaine. Finalement avec Cristina on a tellement kiffé qu'on en a profité pendant 11 jours!
Comme vous en avez pris l'habitude, tout ça commence par un trajet en bateau. On a quitté Manaus le même jour que notre pote Aldo et cette fois nos chemins se sont réellement séparés: au programme 2 jours de descente du rio pour nous, 7 jours de remonté jusqu'à la triple frontière pour lui...
Faits marquants de ce bateau:
- un espace incroyable. Le bonheur. On a eu la place de caler une table en plastique et 2 chaises entre nous et nos voisins!
- les repas non inclus dans le ticket mais si fat qu'on en achetait 1 pour 2.
- pas un touriste
- une discussion assez cool avec un brésilien de 20 ans venant de Boa Vista (à vos cartes - indice: au nord de Manaus) et qui sortait pour la première fois de sa région.
- un arrêt de 4 heures le second soir pour charger des tonnes de noix du Brésil à travers une sorte de toboggan de fortune sur lesquels les dockers balançaient les sacs. Système efficace malgré quelques pertes.
- Une arrivée à Santarem à 4h du mat...
Faits marquants de ce bateau:
- un espace incroyable. Le bonheur. On a eu la place de caler une table en plastique et 2 chaises entre nous et nos voisins!
- les repas non inclus dans le ticket mais si fat qu'on en achetait 1 pour 2.
- pas un touriste
- une discussion assez cool avec un brésilien de 20 ans venant de Boa Vista (à vos cartes - indice: au nord de Manaus) et qui sortait pour la première fois de sa région.
- un arrêt de 4 heures le second soir pour charger des tonnes de noix du Brésil à travers une sorte de toboggan de fortune sur lesquels les dockers balançaient les sacs. Système efficace malgré quelques pertes.
- Une arrivée à Santarem à 4h du mat...
D'habitude les bateaux y passent la nuit et repartent vers midi. Ça permet de finir sa nuit dans son hamac avant de sortir. Contrairement à ce qui nous avait été dit (ainsi qu'à tous les autres passagers, bien veners comme nous), le notre ne s'arrêtait que 10 min et on s'est retrouvé dans un port de fortune à l'extérieur de la ville à 4h30 du mat (le temps que le bateau trouve un endroit où nous lâcher et qu'il manoeuvre). En fait on avait oublié le décalage horaire et il était 5h30. La ville était moins morte que ce dont on avait peur. On s'est incrusté dans le taxis d'autres passagers et on s'est fait déposer à la place d'où partent les bus pour Alter do chao, une ville au bord des plages sur le rio tapajos.
Car oui, il existe des plages paradisiaques au milieu de la forêt amazonienne: sable blanc, eau transparente (il existe 3 types de fleuves en amazonie: les noirs -comme le rio negro, les marrons - comme l'amazone - et les clairs comme le rio tapajos) et soleil une bonne partie de l'année (contrairement aux autres région de l'Amazonnie, celle de Santarem connait une véritable saison sèche). Ce paradis tropical a même quelques avantages sur les caraïbes: un milieu de forêt dense à visiter, une situation éloignée des grands axes touristiques (en semaine quand les habitants de Santarem travaillent la plage est vide) et surtout de l'eau douce. Quel bonheur de se faire sécher sur la plage sans avoir la peau tirée par le sel!
Parait-il que The Guardian fait d'Alter do chao la plus belle plage du Brésil.
Parait-il que The Guardian fait d'Alter do chao la plus belle plage du Brésil.
- fait un tour en bateau d'un jour pour atteindre 2 plages: une première avec des rochers où on a passé la plupart de la journée et un banc de sable superbe sur lequel on a profité du coucher de soleil et observer des dauphins roses (impossible à prendre en photo).
Cette journée on l'a passé avec un russe travaillant 4 mois par an au Canada en tant que chauffeur de camion et voyageant le reste de l'année, un brésilien un peu chelou (tout comme son nom "chouma-ouma" à ce qu'on a compris) qui a perdu sa journée à dormir dans un hamac et un couple de Belo Horizonte (indice carte: dans les terres pas trèèès loin de Rio) super sympa avec qui on a bien bavardé.
Cette journée on l'a passé avec un russe travaillant 4 mois par an au Canada en tant que chauffeur de camion et voyageant le reste de l'année, un brésilien un peu chelou (tout comme son nom "chouma-ouma" à ce qu'on a compris) qui a perdu sa journée à dormir dans un hamac et un couple de Belo Horizonte (indice carte: dans les terres pas trèèès loin de Rio) super sympa avec qui on a bien bavardé.
- fait une journée de kayak sur le lago verde (la plage d'Alter donne sur ce lac et pas directement sur le rio tapajos) avec un couple suisse vraiment cool rencontré dans la floresta do Tapajos (explications plus loin)
- marché jusqu'au sommet d'une colline aux alentours d'Alter d'où on a une vue géniale sur la forêt. Cette fois on était avec "Spag" un français qu'on a lui aussi connu dans la floresta.
| au fond, dans les arbres, Alter-do-Chao |
| Spag en action |
| merci à Spag pour la photo :) |
Au milieu de ces 7 jours à Alter on a été faire un tour à la floresta do Tapajos, une réserve sur le bord du rio du même nom où vivent des communautés de caboclos chez qui on peut squatter pour quelques jours. Pour y aller il faut repasser par Santarem et on en a profité pour y rester une journée histoire de blogger un peu avec une meilleure connexion internet et de se faire une petite soirée caipirinha dans un bar au-dessus du fleuve.
Pour aller à la floresta sans passer par une agence (hors de prix) il y a un bus par jour depuis Santarem. Dans ce bus il y avait 3 autres étrangers:
- Nathalie et Yann, un couple suisse de "Neuch" (comprendre Neuchatel), qui voyagent pour 6 mois dans la partie nord de l´Amérique du sud 4 ans après avoir passer 6 mois dans la partie sud.
- "Spag", un caennais (membre du club de supporter du stade malherbes - parait que ça existe :P ) qui est revenu d'un tour du monde en vélo d'un an en Septembre dernier et a été envoyé 1 mois et demi en Amazonie pour prendre des photos pour une exposition qui aura lieu à Saint-Brieuc dans un an. Il tente de se lancer dans la photo quoi. Bien cool.
Dans le bus on a tapé l'amitié avec tout ce petit monde et on ne s'est plus quitté pendant plusieurs jours. Arrivés à la floresta on a choisi de se rendre dans le village de jamaraqua (il y a 3 ans on avait été à Maguary). Là une famille nous a permis de mettre nos hamacs dans une "pousada" qu'ils ont construit au bord du fleuve pour une modique somme. Conceicao, la maîtresse des lieux, nous faisait d'excellents repas 3 fois par jour.
Dans la floresta on a fait:
- 2 randonnées (4h et 6h tout de même) pour aller voir des arbres géants et pénétrer la forêt primaire.
| le groupe au complet |
| un hamac naturel |
| notre guide devant l´arbre le plus grand de la floresta |
- un petit tour en canoë sur un bras du rio qui pénètre dans la forêt (on est en saison de basses-eaux du coup il y avait pas beaucoup d'eau et on a pas pu aller bien loin)
- une petite baignade depuis un banc de sable (en faisant attention aux raies qui pullulent dans la région et dont la piqûre, selon tous les habitants l'ayant expérimentés, "doi de mais": fait super mal).
Petit kiffe: après une demi-heure à barboter des enfants du villages sont venus jouer près de nous (notre ami photographe était aux anges)
- des petites soirées bières-discussions avec nos 3 acolytes, décidément très sympa.
Vous vous faites bien plaisir les loulous...
RépondreSupprimerIci il fait -5°C. Je dois dire que je vous envie pas mal :).