30 juin 2013

Vilcabamba et la vallée de la longévité

Le passage de frontière entre Chachapoyas, au Pérou, et Vilcabamba, en Equateur, a été le plus fatiguant que nous aillons connu. Il faut dire qu'il y en a pour 2 jours et un grand nombre d'étapes: mini-van de Chachapoyas à Bagua grande, un autre mini-van pour Jaén, un taxi de Jaen à San Ignacio (où on a passé la nuit), taxi encore de San Ignacio à la frontière de La Balsa, traversée du pont pour passer en Equateur, attente de 3h, trajet en "jardinera" jusqu'à Zumba et bus de 5 mais finalement 7 heures pour arriver à destination.

Il faut dire aussi que c'est pas le passage entre les 2 pays le plus fréquenté et les routes sont principalement en terre. La frontière c'est 5 maisons de part et d'autre d'un pont minuscule. Il faut même aller chercher le douanier au bar pour avoir son tampon.
Au final ça a beaucoup de charme.


La "jardinera", un camion avec des bancs de fortune

On a passé les 3 heures d'attente avec Manuel, un équatorien super sympa originaire de la côte et venu travailler dans une mine d'or non loin de la balsa. Une bonne entrée en matière pour ce pays.


Après 7 longues heures et deux pannes on est arrivé à Vilcabamba à la tombée de la nuit. Il s'agit d'un joli petit "pueblo" niché dans une superbe vallée surnommée "vallée de la longevité" parce qu'il y a quelques années une étude américaine avait révélé qu'y vivait un grand nombre de centenaire. En fait c'était bidon mais le nom est resté et le climat agréable attire toujours de nombreux gringos (dont beaucoup à la retraite).


A chachapoyas on avait croisé plusieurs touristes venant d'Equateur et qui y avait fait du "volontariat" pendant une ou 2 semaines. Leurs expériences avaient l'air assez sympa et on a regardé les possibilités à Vilcabamba.
Cristy a trouvé Rumi Wilco, un parc protégé de montagnes boisées et tenu par un couple de biologistes argentins, Alicia et Orlando. Ils ont travaillé plusieurs années comme guides au Galapagos puis ont créé cette réserve écologique. Ils offrent une réduction de 30% aux hôtes qui veulent les aider avec le travail dans la réserve. Ça fait pas un gros salaire horaire mais c'est bien sympa. On a donc décidé d'y rester une semaine à travailler (un peu) et profiter du lieu.

On y était en pleine saison de récolte du café et c'est à ça qu'on s'est principalement consacré. La récolte c'est bien sympa et pas trop crevant. Le reste du processus de fabrication du café (auquel on a aussi participé) l'est parfois moins.
Pour faire vite le process c'est: récolte, séchage au soleil, un an de conservation, second séchage (dans une "machine" optimisant l'énergie solaire), pilage, filtrage, tri (à la main...), torréfaction et enfin il est moulu.

Il faut récolter seulement les grains bien rouges


 

les différents niveaux de maturation du grain

le pilage (épuisant)
filtrage

Un système ingénieux pour ne garder que les grains

Et finalement le tri à la main pour éjecter les graines qui ne sont pas ouvertes ou qui sont pourries
A part ça on a fait un peu de jardinage dans les spots de plantes aromatiques disposés par Alicia aux abords des logements et en libre service.


un peu de repos tout de même
Cette semaine on l'a passée en compagnie de Nick, un mancunien (supporter de Liverpool...) vraiment cool avec qui on s'est super bien entendu. On a passé de bonnes aprems à boire du mauvais vin (en tetrapack...), faire des figures avec le café qui séchait, écouter ses histoires sur le bad sherif de Vilcabamba et son expérience hallucinogène à l'aide d'un cactus local.

Les grains qui sèchent devant nos chambres

Nick dans ses oeuvres


La carte du Venezuela par Cristy. Allez comparer avec une vrai sur google image. Elle est parfaite.
Cocorico
Fiers de nos oeuvres (photo de Nick)
On a aussi profité de nos aprems (le travail c'est que 4 heures par jour et on faisait ça le matin) pour parcourir différents chemins de rando de la réserve et admirer le coucher de soleil sur la vallée. Et puis un peu de blog aussi.




bête d'arc-en-ciel

Sur les chemins Alicia a mis des indications pour reconnaître les plantes qu'on croise 



Vilcabamba depuis les hauteurs de Rumi Wilco

Un soir on s'est fait un petit feu de camp, histoire de griller quelques chamallows et de mettre des bananes au chocolat dans les braises. Bon kif.

Un autre soir ça a été un barbeuc végétarien avec Nick, Nicole (une suisse) et 4 allemandes plus ou moins asociales. Elles ont sorti une guitare et on a pu écouter un répertoire très allemand teinté de quelques chants en anglais que même Nick ne connaissait pas. Marrant tout de même.

Ça a été une semaine assez géniale et originale dans ce voyage. Un bon moyen de reprendre de l'énergie pour les dernières semaines. Un endroit où il fait bon vivre en tout cas.

La suite c'est Cuenca.

3 commentaires:

  1. Laszlo, avec ta tour Eiffel et votre histoire je pense que tu peux gratter un abo au parc gratos next year...

    Stylé en tout cas ce post!

    La bise

    Arnaud

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  2. J'ai deja envoyé les photos a Nasser et Leo. Je suis serein sur la place en tribune presidentielle.

    Et puis cimer gros

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  3. haha énorme le logo PSG (le dessin de Cristy a l'air cool mais je connais pas les trucs autour du périph sorry)
    et les allemandes asociales m'ont bien fait marrer
    par contre, qu'est-ce qui vous a pris de bosser en se fatigant et tout ?

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