Après le tour dans le sud Lipez et le salar d'Uyuni, splendide mais épuisant, et les quelques jours fatiguant à Potosi du fait de l'altitude on avait décidé de s'accorder 2 jours de repos à Sucre avant une petite randonnée conseillée par Brent et Delphine, nos acolytes du tour.
Sucre est en effet l'endroit idéal pour se détendre en Bolivie. La capitale constitutionnelle de Bolivie se situe à une altitude 1200 m plus bas que Potosi, à mi-chemin entre la Puna et les plaines. Son climat est ainsi très agréable et la fatigue liée à l'altitude ne s'y fait pas resentir. En plus la ville est belle, même très belle avec son centre-ville intégralement blanc et ses alentours montagneux. C'est aussi une des villes réputées les plus sûres de Bolivie, ça permet de se balader tranquillement.
Pour parfaire tout ça on avait réservé un hostal qui reçoit de nombreuses éloges sur hostelworld.com. Et, effectivement, c'est pour l'instant l'hostal le plus stylé qu'on est fait: pas cher, nickel, possibilité d'utiliser la cuisine, proprios sympas (franco-suisses), situation idéale (proche du centre mais juste assez loin pour pouvoir dormir), beau... Parfait quoi.
A notre arrivée on est tout de suite allé voir l'agence qui nous avait été recommandée pour faire un trek dans la région. Là encore, tout s'est passé merveilleusement: le gérant bénévole australien de l'agence est super cool, il y avait des gens prêts à former un groupe pour partir le jour qu'on voulait (alors que la saison est vraiment basse) et l'ambiance de l'agence est super sympa.
Enfin on apprend que le WE suivant, à notre retour de la randonnée, il y a une énorme fête dans la ville. On nous annonce 2 jours de folie, copie conforme du carnaval, avec défilés dans les rues, musiques et beuverie.
Bref le jour de notre arrivée à Sucre on était euphorique. Mais la nuit suivante nous a calmé: Cristina a resenti de très violentes douleurs à l'épaule gauche. Résultat, le lendemain on annule le trek et au lieu de visiter la ville on se rend à l'hôpital. Le diagnostic du médecin est une "bursitis" (me demandez pas de traduire! si ça se trouve ça se dit pareil en français d'ailleurs). Cristina a donc du subir des injections pendant 3 jours + prises de cachets + crème. Et le médecin lui a recommandé de ne pas porter de choses lourdes pendant 15 jours... Pas pratique.
Nos 2 jours de repos se sont donc transformés en 1 semaine. Le temps d'attendre la fête et de voir le marché réputé de Tarabuco le dimanche suivant. Vu l'hôtel et la ville c'était loin d'être grave. On a pris notre temps pour visiter la ville:
- un point de vue
| L'église au point de vue |
| la petite rue à faire pour y arriver |
- les rues
- un couvent dont les toits ondulés donnent une superbe vue sur le centre
- La Casa de la Libertad : dédiée à la lutte pour l'indépendance et ses héros, Simon Bolivar - qui a donné son nom au pays - et Antonio José de Sucre - qui a donné son nom à la capitale constitutionnelle - , tous les deux vénuezuéliens
Et on en a profité pour écrire les posts sur le tour sud Lipez, ce qui nous a pris un temps fou entre le tri du nombre incalculable de photos et la lenteur de la connexion internet.
Le vendredi et le samedi on a eu le droit à la fameuse fête. Le concept est un défilé pendant toute la journée sur environ 5 km de groupes de danse / fanfare déguisés (on sait pas combien de groupes différents passent mais probablement une centaine d'une centaine de membres...). Tout le long du parcours une foule immense s'entasse, boit, crie, se jette sur les danseurs pour se prendre en photos avec et profite du spectacle. C'est super impressionnant et même touchant mais au bout d'une heure on est un peu fatigué. Du coup on y allait par intermittence. On a du y passer 4 heures cumulées sur les deux jours. Assez pour bien profiter.
Dans les à-côtés moins sympas de la fête, il faut noter les rivières de pisse dans toutes les rues perpendiculaires au défilé, les spectateurs masculins ayant besoin de vider les litres de bières ingurgités dans la journée. L'odeur dans ces rues et même jusqu'à l'hostal était insoutenable. On est parti le lundi et l'odeur n'avait pas changé. On souhaite aux habitants de Sucre qu'ils aient eu une bonne pluie assez vite.
Le dimanche matin, on est donc parti dans ces effluves pour prendre un bus en direction d'un marché réputé pour sa taille à 3 heures de Sucre, le marché de Tarabucco. On a été globalement déçu. C'est pas si grand et plutôt très touristique. En 20 minutes on avait fait le tour et il fallait encore attendre plus de 3 heures avant que notre bus reparte. Pas inoubliable donc.
On est finalement parti après une semaine bien sympa, direction La Paz (après moultes discussions sur l'opportunité de passer par Cochabamba ou de changer notre trajet en allant à Santa Cruz). Un post "vivre à Sucre" suivra peut-être.

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